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RÉGION CAPPADOCE
La visite de la Cappadoce est un des moments forts du séjour en Turquie. La
nature a transformé cette région en site fabuleux
d’une beauté inoubliable. Dés les temps les plus
reculés, les hommes ont tiré parti des singulières
formations géologiques et creusé dans le tuf volcanique
des habitations rupestres, des monastères, des églises
et des villes souterraines qui s’intègrent merveilleusement
au paysage lunaire de la région... On peut toutefois
se demander si la lune est aussi belle que la
Cappadoce. La nature à son summum!
La Cappadoce comporte trois grands foyers d’attraction
: la vallée de Göreme et les églises rupestres
du triangle Ürgüp – Avanos – Nevsehir ; les villes
souterraines de Kaymakli et Derinkuyu
à coté de Nevsehir ; et la canyon d’Ihlara
à coté d’Aksaray.
Visiter Cappadoce
Urgup
Urgup située au cœur de la
Cappadoce, attire
beaucoup de touristes qui en font leur base de départ
pour la découverte de la région. Les maisons d’Urgup,
construite en calcaire tendre, évoquent les sites
rupestres de la région. La bourgade ( 20 000
habitants ) vit surtout d’agriculture et de tourisme.
Vous y trouverez plusieurs agences de voyages
et hôtels de tout catégorie moyenne et bon marché.
A quelques kilomètres d’Urgup on trouve de nombreuses
églises et chapelles disséminées sur une vaste zone.
Le village Ortahisar
Ortahisar, citadelle du milieu, se pressent autour
d’un énorme piton de tuf volcanique criblé de tunnels
qui était habités jadis. Du sommet, on jouit d’un
superbe panorama sur les environs. De nombreux
de tunnels étant signalés sous les habitations,
il existe vraisemblablement une ville souterraine
sous la village.
Le village d’Uçhisar
Les maisons de ce village, qui vit de l’agriculture
et du tourisme, se pressent au pied d’un rocher
criblé de trous ( hisar ou citadelle), qui le point
culminant de la région. Du sommet, la vue s’étend
au lion sur les vallées environnantes. Uchisar
se trouve au centre du superbes paysages : au pied
du village, sur la route de Göreme, se dresse une
multitude de cônes rocheux très impressionnants.
La vallée de Göreme,
Cappadoce
C’est la site le plus touristique de la région,
la plus connue et la plus visitée de toutes au point
que son nom a longtemps été synonyme de Cappadoce.
C’est un grand cirque rocheux dont les parois abritent
de nombreuses églises, le plus souvent ornées de
fresques, constituant un vaste musée de plein
air.
Dés plus haute d’antiquité, le tuf a favorisé
le peuplement de la vallée de Goreme. Son véritable
essor commence avec l’arrivée du christianisme dans
la région, au 4e et 5e siècles.
Les premières églises rupestres datent de cette
époque. L’établissement chrétiens atteint son apogée
au 7e siècle, des moines, des prêtres,
des communautés entières se réfugient dans la région.
Les chrétiens persécutés trouvent un havre de paix
en Cappadoce, et notamment dans la vallée de Goreme.
Le musée un plein air
: Les églises se présentent des formes variés. Les
plus anciennes peintures remontent peut être au
7e siècle (Saint Basile, les plus récentes
au 12e siècle.A l’entrée du
site on verra à droite le monastère de hommes constitué
7 étages, a gauche le monastère des femmes comprenant
au troisième étage une église du 11e
s. dont l’iconostase de pierre et bien conservée,
des cuisines, réfectoires, celliers, dortoirs et
de refuges tout en haut.
L’église Saint - Basile, cet église à nef unique
rectangulaire à trois absides, on accède par un
narthex occupé par des tombes. Sur le mur droit
Saint Georges, sur le mur gauche, Sainte Théodore
et Saint Basile, dans la abside centrale à droite,
le Christ Pantocrator.
L’église à la pomme ( Elmali Kilise),
des peintures du 11e siècle représentent
des scènes de la vie de Christ, notamment une très
belle Crucifixion et la Transfiguration. Elle
a un plan en croix grecque inscrite à quatre colonnes
et une abside entourée de deux absidioles. Elle
est surmonté par une grande coupole centrale et
huit coupoles secondaire. Une banquette court tout
autour. C’est la plus lumineuse des églises
de Goreme avec une riche palette de couleurs vives
à dominante ocre, jaune et grise.
Eglise Sainte Barbara
C’est une églises de 11e siècle. Elle
présente un plan en croix inscrite à deux colonnes
et trois absides. Elle est surmonté par une grande
coupole et trois petites. Une fresque de sainte
Barbara voisine avec deux cuves qui sont des fonts
baptismaux. L’abside centrale occupé par Christ
Pantocrator, sur le mur face à l’entrée, Saint Georges
et Sainte Théodore à cheval terrassant le dragon.
Au-dessus, un animal hybride ( symbole
de diable ?) est entourée de deux croix et
surmonté d’un coq (symbole de vigilance).
Le coupole centrale, ornée de la croix qui remplaçait
l’image du Christ Pantocrator à l’époque iconoclaste,
repose sur des pendentifs.
Eglise au Serpent (
Yilanli Kilise) l’église datée des années
1070, présente une nef rectangulaire unique voûtée
en berceau et bordée d’une banquette complété plus
tard par une salle latérale à plafond plat. Les
fresques figurées, d’un style populaire assez fruste,
constituent un second niveau de décor posé sur un
enduit de chaux très mince : a gauche Saint Onésime,
saint Georges et saint Théodore terrassant le dragon
ou serpent qui a donné son nom à l’église, sainte
Hélène et Constantine entourant la croix.
À droite saint Onofrios est un curieux personnage,
mi-homme, mi-femme. Selon la légende, c’était une
prostitué repentie qui, ayant demandé à Dieu de
l’enlaidir, vit pousser sa barbe. L’abside est ornée
d’une Déisis sous laquelle apparaît la croix.
Le monastère se compose
plusieurs étages : en bas, la cave où
des niches servaient de garde-manger ; au-dessus,
la cuisine noircie par la fumée ; en haut , le réfectoire
dont la garde table ( pour 40 personnes) et les
bancs sont entièrement tailles dans le tuf. Une
grande cavité dans le mur servait de rangement.
Dans le sol est creusé un pressoir à raisin.
Eglise Sombre ( Karanlik
Kilise) C’est la plus belle église de
la vallée. Elle est datée de la fin du 11e
siècle. L’église fait partie d’un complexe
comprenant un cellier, un réfectoire, un dortoir
et une basilique à deux étages dont le niveau inférieur
est orné d’arcades aveugles occupées par des croix.
L’église sombre présente un plan en croix grecque
inscrite à quatre colonnes, six couples et trois
absides.
Les fresques se sont parfaitement conservées
grâce à l’obscurité presque totale dans laquelle
elle est plongée. Les fresques sont posés sur un
enduit de chaux, de paille et de sable. Elles ont
pour thème les épisodes de la vie du Christ, notamment
la Nativité, le Baptême, la Cène, le baiser
de Judas, la Crucifixion, la Transfiguration et
l’Anastasis.
Eglise aux Sandales (
Carikli kilisesi )
on accède à l’église par un escalier de fer.
C’est une église de 11e siècle en croix
inscrite, à deux colonnes, trois absides et quatre
coupoles. L’église doit son nom à deux empreintes
que la tradition attribue aux sandales du Christ
ressuscité et qui se trouvent sur le sol, juste
sous les fresque de l’Ascension. Sur la coupole
principale, qui repose sur pendentifs ornés des
quatre évangélistes, le Christ Pantocrator est entouré
de bustes d’anges des médaillons. Parmi les
fresques qu’on peut voir, l’Hospitalité de l’Abraham,
les trois anges symbolisent la Sainte Trinité, et
les épisodes de la vie Christ : Nativité, résurrection
de Lazare, entrée à Jérusalem, baiser de Judas,
Crucifixion, Transfiguration…
Eglise à la Boucle ( Tokali kilise), c’est la
plus grande et l’une des plus belles de la région.
L’église se compose de deux églises, l’Eski ( ancienne
) Tokali et la Yeni ( nouvelle) Tokali. L’ancienne
Tokali remonte au début du 10e siècle
et se composait d’une nef unique voûté en berceau.
Le décor de l’ancienne église, posé sur un enduit
de chaux, de paille et de sable. L’histoire du Christ
y représentée à la manière d’une bande dessinée,
par ordre chronologique de l’Annonciation à l’Anastasis
en trente scènes .
Les fresques de nouvelle
Tokali reprennent le même thème, mais
les scènes sont beaucoup plus grandes que celles
de l’ancienne église. Ces fresques, datées de la
deuxième moitié du 10e siècle, ont été
peintes sur un enduit très épais . Elles sont beaucoup
plus élaborées que celles de l’ancienne église.
Par la technique, la couleur, la touche et la composition,
ces fresques sont unique en Cappadoce. La
voûte et et les murs, récemment restaurés, sont
ornés d'épisodes de la vie du Christ.
Zelve et La vallée de
Pasabag, Cappadoce
La vallée de Pasabag, ou vigne de saigneur, appelée
aussi vallée des moines, se trouve à l’entrée de
Zelve. Les cheminées de fées hautes de 15 à 20 m
ont conservé leur chapeau de basalte. C’est le plus
bel ensemble que l’on puisse voir en Cappadoce
: certaines cônes sont isolés, d’autres groupés
par deux ou trois.
Avanos, Cappadoce
La ville d’Avanos, au bord du Kizilirmak
( le fleuve rouge ), le plus long fleuve de la Turquie
(1182 km), était déjà habitée a l’époque Hittite.
A l’époque romaine c’était sous le nom de Venasa.
Avanos est un important centre artisanal et surtout
réputée pour ses poteries et ses tapis. Les potiers
utilisent l’argile du Kizilirmak qui doit sa belle
teinte rougeâtre aux dépôts d’oxyde de fer. La région
d’Avanos compte plus de 300 ateliers. Depuis quelques
années, la production s’est diversifiée et les potiers
fabriquent aussi des céramiques peintes dans la
tradition ottomane.
Avanos possède un office du tourisme, des banques
et hôtels de tout catégorie moyen et bon marché.
Villes souterraines
en Cappadoce
Il existe en Cappadoce une trentaine de
villes souterraines dont cinq sont ouvertes
au publics ( Derinkuyu, Kaymakli, Ozkonak, Acigol
et Mazikoy ). Les plus vastes et les mieux aménagées
pour la visite sont Kaymaklii et Derinkuyu.
Elles ont été entièrement creusées dans le tuf,
sur une profondeur de huit à douze étages reliés
par des kilomètres de couloirs en pente. Leur utilité
était uniquement défensive. La population n’y vivait
qu’en de danger, mais la Cappadoce ayant été exposée
pendant des siècles aux invasions, ces villes ont
joué un rôle capital dans la survie des habitants.
Ces villes révèlent un très haut d’organisation
technique. Le système était remarquable. L’aération
était assurée par des hautes cheminées vertical,
souvent prolongées par un puits, réserve inépuisable
d’eau fraîche. La nourriture, en quantité suffisante
pour six mois, était stockée dans de vastes dépôts
ou dans de grandes jarres fichées dans le
sol. Rien ne manquait à la vie quotidienne : cuisines,
églises, écuries, dortoirs, pressoir, cimetières
Turquie Cappadoce: Voyages
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