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RÉGION CAPPADOCE
La visite de la Cappadoce est un des moments
forts du séjour en Turquie. La nature a transformé
cette région en site fabuleux d’une beauté
inoubliable. Dés les temps les plus reculés, les
hommes ont tiré parti des singulières formations
géologiques et creusé dans le tuf volcanique des
habitations rupestres, des monastères, des églises
et des villes souterraines qui s’intègrent merveilleusement
au paysage lunaire de la région... On peut toutefois
se demander si la lune est aussi belle que la
Cappadoce. La nature à son summum!
Visiter Cappadoce
Urgup
Urgup située au cœur de la
Cappadoce, attire beaucoup de touristes
qui en font leur base de départ pour la découverte
de la région. Les maisons d’Urgup, construite en
calcaire tendre, évoquent les sites rupestres de
la région. La bourgade ( 20 000 habitants
) vit surtout d’agriculture et de tourisme. Vous
y trouverez plusieurs agences de voyages et
hôtels de tout catégorie moyenne et bon marché.
A quelques kilomètres d’Urgup on trouve de nombreuses
églises et chapelles disséminées sur une vaste zone.
Le village Ortahisar
Ortahisar, citadelle du milieu, se pressent autour
d’un énorme piton de tuf volcanique criblé de tunnels
qui était habités jadis. Du sommet, on jouit d’un
superbe panorama sur les environs. De nombreux
de tunnels étant signalés sous les habitations,
il existe vraisemblablement une ville souterraine
sous la village.
Le village d’Uçhisar
Les maisons de ce village, qui vit
de l’agriculture et du tourisme, se pressent au
pied d’un rocher criblé de trous ( hisar ou citadelle),
qui le point culminant de la région. Du sommet,
la vue s’étend au lion sur les vallées environnantes.
Uchisar se trouve au centre du superbes paysages
: au pied du village, sur la route de Göreme, se
dresse une multitude de cônes rocheux très impressionnants.
La vallée de Göreme,
Cappadoce
C’est la site le plus touristique de la région,
la plus connue et la plus visitée de toutes au point
que son nom a longtemps été synonyme de Cappadoce.
C’est un grand cirque rocheux dont les parois abritent
de nombreuses églises, le plus souvent ornées de
fresques, constituant un vaste musée de plein
air.
Dés plus haute d’antiquité, le tuf
a favorisé le peuplement de la vallée de Goreme.
Son véritable essor commence avec l’arrivée du christianisme
dans la région, au 4e et 5e siècles. Les premières
églises rupestres datent de cette époque. L’établissement
chrétiens atteint son apogée au 7e siècle, des moines,
des prêtres, des communautés entières se réfugient
dans la région. Les chrétiens persécutés trouvent
un havre de paix en Cappadoce, et notamment dans
la vallée de Goreme.
Le musée un plein air : Les
églises se présentent des formes variés. Les plus
anciennes peintures remontent peut être au 7e siècle
(Saint Basile, les plus récentes au 12e siècle.
A l’entrée du site on verra à droite le monastère
de hommes constitué 7 étages, a gauche le monastère
des femmes comprenant au troisième étage une église
du 11e s. dont l’iconostase de pierre et bien conservée,
des cuisines, réfectoires, celliers, dortoirs et
de refuges tout en haut.
L’église Saint - Basile cet église à nef
unique rectangulaire à trois absides, on accède
par un narthex occupé par des tombes. Sur le mur
droit Saint Georges, sur le mur gauche, Sainte Théodore
et Saint Basile, dans la abside centrale à droite,
le Christ Pantocrator.
L’église à la pomme ( Elmali Kilise),
des peintures du 11e siècle représentent des scènes
de la vie de Christ, notamment une très belle Crucifixion
et la Transfiguration. Elle a un plan en croix
grecque inscrite à quatre colonnes et une abside
entourée de deux absidioles. Elle est surmonté par
une grande coupole centrale et huit coupoles secondaire.
Une banquette court tout autour. C’est la plus lumineuse
des églises de Goreme avec une riche palette de
couleurs vives à dominante ocre, jaune et grise.
Eglise Sainte Barbara C’est une églises
de 11e siècle. Elle présente un plan en croix inscrite
à deux colonnes et trois absides. Elle est surmonté
par une grande coupole et trois petites. Une fresque
de sainte Barbara voisine avec deux cuves qui sont
des fonts baptismaux. L’abside centrale occupé par
Christ Pantocrator, sur le mur face à l’entrée,
Saint Georges et Sainte Théodore à cheval terrassant
le dragon. Au-dessus, un animal hybride
( symbole de diable ?) est entourée de deux croix
et surmonté d’un coq (symbole de vigilance).
Le coupole centrale, ornée de la croix qui remplaçait
l’image du Christ Pantocrator à l’époque iconoclaste,
repose sur des pendentifs.
Eglise au Serpent (Yilanli Kilise) l’église
datée des années 1070, présente une nef rectangulaire
unique voûtée en berceau et bordée d’une banquette
complété plus tard par une salle latérale à plafond
plat. Les fresques figurées, d’un style populaire
assez fruste, constituent un second niveau de décor
posé sur un enduit de chaux très mince : a gauche
Saint Onésime, saint Georges et saint Théodore terrassant
le dragon ou serpent qui a donné son nom à l’église,
sainte Hélène et Constantine entourant la
croix. À droite saint Onofrios est un curieux personnage,
mi-homme, mi-femme. Selon la légende, c’était une
prostitué repentie qui, ayant demandé à Dieu de
l’enlaidir, vit pousser sa barbe. L’abside est ornée
d’une Déisis sous laquelle apparaît la croix.
Le monastère se compose plusieurs étages
: en bas, la cave où des niches servaient de garde-manger
; au-dessus, la cuisine noircie par la fumée ; en
haut , le réfectoire dont la garde table ( pour
40 personnes) et les bancs sont entièrement tailles
dans le tuf. Une grande cavité dans le mur
servait de rangement. Dans le sol est creusé un
pressoir à raisin.
Eglise Sombre ( Karanlik Kilise) C’est
la plus belle église de la vallée. Elle est datée
de la fin du 11e siècle. L’église fait partie
d’un complexe comprenant un cellier, un réfectoire,
un dortoir et une basilique à deux étages dont le
niveau inférieur est orné d’arcades aveugles
occupées par des croix. L’église sombre présente
un plan en croix grecque inscrite à quatre colonnes,
six couples et trois absides.
Les fresques se sont parfaitement conservées
grâce à l’obscurité presque totale dans laquelle
elle est plongée. Les fresques sont posés sur un
enduit de chaux, de paille et de sable. Elles ont
pour thème les épisodes de la vie du Christ, notamment
la Nativité, le Baptême, la Cène, le baiser
de Judas, la Crucifixion, la Transfiguration et
l’Anastasis.
Eglise aux Sandales (Carikli kilisesi
) on accède à l’église par un escalier de fer.
C’est une église de 11e siècle en croix inscrite,
à deux colonnes, trois absides et quatre coupoles.
L’église doit son nom à deux empreintes que la tradition
attribue aux sandales du Christ ressuscité et qui
se trouvent sur le sol, juste sous les fresque de
l’Ascension. Sur la coupole principale, qui repose
sur pendentifs ornés des quatre évangélistes, le
Christ Pantocrator est entouré de bustes d’anges
des médaillons. Parmi les fresques qu’on peut
voir, l’Hospitalité de l’Abraham, les trois anges
symbolisent la Sainte Trinité, et les épisodes de
la vie Christ : Nativité, résurrection de Lazare,
entrée à Jérusalem, baiser de Judas, Crucifixion,
Transfiguration…
Eglise à la Boucle ( Tokali kilise), c’est
la plus grande et l’une des plus belles de la région.
L’église se compose de deux églises, l’Eski ( ancienne
) Tokali et la Yeni ( nouvelle) Tokali. L’ancienne
Tokali remonte au début du 10e siècle et se composait
d’une nef unique voûté en berceau. Le décor de l’ancienne
église, posé sur un enduit de chaux, de paille et
de sable. L’histoire du Christ y représentée
à la manière d’une bande dessinée, par ordre chronologique
de l’Annonciation à l’Anastasis en trente scènes
.
Les fresques de nouvelle Tokali
reprennent le même thème, mais les scènes sont beaucoup
plus grandes que celles de l’ancienne église. Ces
fresques, datées de la deuxième moitié du 10e siècle,
ont été peintes sur un enduit très épais . Elles
sont beaucoup plus élaborées que celles de l’ancienne
église. Par la technique, la couleur, la touche
et la composition, ces fresques sont unique en
Cappadoce. La voûte et et les murs,
récemment restaurés, sont ornés d'épisodes de la
vie du Christ.
Zelve et La vallée de Pasabag,
Cappadoce
La vallée de Pasabag, ou vigne de saigneur, appelée
aussi vallée des moines, se trouve à l’entrée de
Zelve. Les cheminées de fées hautes de 15 à 20 m
ont conservé leur chapeau de basalte. C’est le plus
bel ensemble que l’on puisse voir en Cappadoce
: certaines cônes sont isolés, d’autres groupés
par deux ou trois.
Avanos, Cappadoce
La ville d’Avanos, au bord du Kizilirmak
( le fleuve rouge ), le plus long fleuve de la Turquie
(1182 km), était déjà habitée a l’époque Hittite.
A l’époque romaine c’était sous le nom de Venasa.
Avanos est un important centre artisanal et surtout
réputée pour ses poteries et ses tapis. Les potiers
utilisent l’argile du Kizilirmak qui doit sa belle
teinte rougeâtre aux dépôts d’oxyde de fer. La région
d’Avanos compte plus de 300 ateliers. Depuis quelques
années, la production s’est diversifiée et les potiers
fabriquent aussi des céramiques peintes dans la
tradition ottomane.
Avanos possède un office du tourisme, des banques
et hôtels de tout catégorie moyen et bon marché.
Villes souterraines en
Cappadoce
Il existe en Cappadoce une trentaine
de villes souterraines dont cinq
sont ouvertes au publics ( Derinkuyu, Kaymakli,
Ozkonak, Acigol et Mazikoy ). Les plus vastes et
les mieux aménagées pour la visite sont
Kaymaklii et Derinkuyu.
Elles ont été entièrement creusées dans le tuf,
sur une profondeur de huit à douze étages reliés
par des kilomètres de couloirs en pente. Leur utilité
était uniquement défensive. La population n’y vivait
qu’en de danger, mais la Cappadoce ayant été exposée
pendant des siècles aux invasions, ces villes ont
joué un rôle capital dans la survie des habitants.
Ces villes révèlent un très haut d’organisation
technique. Le système était remarquable. L’aération
était assurée par des hautes cheminées vertical,
souvent prolongées par un puits, réserve inépuisable
d’eau fraîche. La nourriture, en quantité suffisante
pour six mois, était stockée dans de vastes dépôts
ou dans de grandes jarres fichées dans le
sol. Rien ne manquait à la vie quotidienne : cuisines,
églises, écuries, dortoirs, pressoir, cimetières.
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